Personnages
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- Jeanne, la
Pucelle d'Orléans
- Claude des
Lys, dite Jeanne des Armoises
- Robert de
Beaudricourt, capitaine de
Vaucouleurs
- Jean Dunois,
bâtard d'Orléans
- Gilles de
Rais, maréchal de France
- Pierre
Cauchon, évêque de
Beauvais
- Charles VII,
dauphin, puis roi de France
- Yolande
d'Aragon, sa belle-mère
- Le
narrateur
- Les
voix
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Le
texte dramatique Double Jeanne d'Alain
Bellet s'inscrit hors du temps de la Pucelle
d'Orléans, il est juste un lieu de
mémoire, suspendu, un espace de
questionnements du mythe, au croisement de
recherches historiques peu connues du grand
public, toujours prisonnier des vieilles images
religieuses ou acquises à l'école
Elémentaire, Pas de moutons ici, comme il
n'y a jamais eu de bergerie dans l'aventure
johannique
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- Pour
davantage d'informations
- ou demander
le texte inédit
- écrire
A.Bellet@wanadoo.fr
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- Remerciements
de l'auteur pour l'aide à
l'écriture
- Bibliothèque
Départementale de la
Meuse
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- Avant-propos
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- Le 600°
anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc a
été fêté par le
Président Sarkozy le 6 janvier 2012 à
Domrémy et Vaucouleurs. Auparavant, seul
Raymond Poincaré avait été le
dernier Président de la République
à faire le voyage " Vigilance,
résistance, unité, tel est le message de
Jeanne d'Arc ", scanda François Mitterrand en
1982 avant de réciter par cur du Michelet : "
Elle aima tant la France ! Et la France touchée
se mit à s'aimer elle-même. " Jules
Michelet l'historien, mais surtout le
précurseur de la communication politique, le
fondateur du mythe républicain de la Jeanne
patriote et sublime, forcément issue du peuple
! Ne laissons pas la courageuse jeune fille entre les
mains de l'extrême-droite, mais pas davantage
dans celles des clergés officiels,
chargés du culte saint ou du mythe patriotique,
s'abreuvant souvent aux mêmes mamelles. Si
l'Histoire est une science, que font nos scientifiques
à expliquer avec beaucoup de mal l'intervention
divine, les saintes voix de la gamine et les
compétences équestres, militaires ou
linguistiques, acquises en trois coups de pichenette
miraculeuse ?
- Six cents ans
après l'aventure johannique, il est souvent
malaisé de soulever les voilures des
très vieilles idées reçues sans
prendre des coups de crosses épiscopales ou se
faire traiter de " révisionniste "
!
- Jeanne était
croyante et pieuse, cela ne fait aucun doute, mais la
mise en mouvement du personnage peut aussi provenir de
volontés extérieures, notamment celles
de stratèges politiques de son
temps.
- La force de
conviction déployée par la Pucelle,
l'attente de miracles salvateurs, son rôle de
passeuse de voix célestes, la transcendance de
sa volonté en courage collectif, participent de
la création d'une légende efficace,
apparue de son vivant même. Jeanne rassemble,
tout comme elle exclue, elle enchante, tout comme elle
focalise les haines de ses ennemis. De par sa posture,
de par la romance échevelée qu'elle
interprète de son plein gré, Jeanne
demeure l'héroïne de nos livres scolaires.
Vercingétorix, Clovis et Jeanne, en un tour de
mains, voici la Patrie pourvue et pour longtemps
d'efficaces figures de proue.
- Pourtant,
écrits dès les XV° et XVI°
siècles, quelques textes s'insurgent contre les
imageries simplistes, un pape s'amuse même de la
légende de la pauvre enfant menée comme
une aveugle par les saintes voix " Il en est qui
pensent que les grands du royaume s'étant
divisés en présence du succès des
Anglais, l'un d'entre eux aurait imaginé ce
stratagème " écrit le pape Pie II.
- En 1440, Martin Le
Franc (secrétaire du Concile de Bâle)
note : " était un fier prince et non simplette
bergerette ! " Jeanne aurait-elle été
une sorte de sauveur charismatique, un " berger des
âmes " programmé par avance ?
- Certains
auteurs choisissent de l'inscrire dans l'histoire
familiale de la branche cadette de la maison royale de
France. Fille adultérine de la reine Isabeau de
Bavière et de son amant Louis d'Orléans,
elle serait née en 1407, année où
l'on enterre de nuit et sans témoin, un
garçon illégitime, un mort-né de
la reine, dont personne ne connaît la
sépulture Et si l'enfant avait
été une fille bien vivante ? Jeanne
serait-elle Jeanne d'Orléans, dont l'action
à venir constitue une arme psychologique de la
famille royale, maltraitée par l'Angleterre et
la Bourgogne ? A constater l'enthousiasme des foules,
le courage renouvelé, la mission fonctionne
à merveille dès l'arrivée de
Jeanne en bord de Loire et durant ses campagnes
militaires.
- Quel que soit le "
secret " de la Pucelle dont elle n'a jamais
avoué la teneur à ses accusateurs, elle
l'a sans doute confié au dauphin à son
arrivée à Chinon. Elle l'évoque
aussi lors de l'examen de Poitiers devant les
autorités ecclésiastiques du parti
Armagnac chargés de mesurer sa foi et
d'évaluer la confiance qu'ils pouvaient
accorder à sa démarche. Quelles que
soient les zones ombrées de l'origine de
Jeanne, elle a été et demeure une
importante personnalité historique... Au
gré de ses chevauchées, la
légende vivante enfle, invincible,
incontournable, faisant de la jeune femme l'ennemie
principale des Bourguignons et des Anglais. Sans elle,
l'affaire était réglée. Mais elle
ne pouvait n'être qu'hérésie,
sinon, le dieu des chrétiens aurait
abandonné ses ennemis, voués à
l'Enfer. Et si l'Histoire officielle éparpille
toujours les cendres de Jeanne, un autre courant de
pensée, souvent controversé, existe. De
fausses Jeanne apparaissent. Cachée près
de quatre ans sous le nom de Claude des Lys, Jeanne,
survivante, aurait-elle refait surface, mariée
en 1436 avec Robert des Armoises, un chevalier de la
famille de Beaudricourt, présent près de
Jeanne au siège d'Orléans ? Devant
notaire, cette aventurière revêtant aussi
l'armure devient Jeanne des Armoises. La Pucelle n'est
plus, mais la guerrière qui aurait eu deux
enfants continue un temps ses chevauchées
anti-anglaises en se faisant passer pour Jeanne. Mythe
mystique contre mythe réfléchi ?
Mystifications ?
- La légende de
la bergère inculte et débonnaire, toute
emplie de voix célestes, reprend de la vigueur
à la fin du XIXe siècle lorsque la
France vaincue par Bismarck se cherche des
icônes. Les héros de la Révolution
Française sentent encore le souffre et
l'anticléricalisme, alors Jeanne la petite
Lorraine s'impose comme symbole fondateur de la
République versaillaise ayant vaincu les
insurgés parisiens.
- Au plus près
du peuple, elle doit lui ressembler, dans ses
maladresses, sa bienveillance, sa naïveté,
bien loin des fleurs de lys. Après un
procès en béatitude ouvert en 1887,
l'Eglise romaine canonise sa victime en 1920 pour
tenter de reprendre la main, après les lois de
séparation de l'église et de l'Etat,
dans le domaine des représentations
héroïques. Bien des documents)4ZBFEFtWWBI518URVZ}Gqg3yۊlasQr;+5c''97q@}i fM̀ ltI9#ng렬<⫶51y9V^٥P>X16i\)֜oJhZzg8fgB#5v/
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